• Accueil
  • Gérer nos milieux
  • Les actions en faveur des milieux aquatiques

Agir pour nos milieux aquatiques

Le bon fonctionnement des milieux aquatiques est à la croisée des enjeux du territoire de la Têt.

Des rivières en bon état rendent de multiples services à nos sociétés qui ne se limitent pas au bon état des eaux et à la gestion des crues. Elles contribuent aussi à la biodiversité, au cadre de vie, au développement économique et social des territoires, à l’adaptation au changement climatique, et en plus, à la bonne gestion des finances publiques.

Gérer le risque inondation tout en améliorant l'état des rivières

Redonner un fonctionnement naturel aux cours d’eau artificialisés est un des moyens efficaces et reconnus pour atteindre le bon état écologique des rivières et pour réduire les dommages liés aux crues.

Les actions spécifiques de gestion du risque inondation sont à retrouver dans la rubrique qui lui est consacré.

Plusieurs projets sont à la confluence de la gestion du risque et celle du bon état des rivières :

  • la lutte contre l’incision du lit, qui menace la qualité des milieux aquatiques mais aussi la stabilité des ouvrages de protection contre les inondations
  • la gestion de la végétation des berges et des bancs, qui doit répondre à la fois à un objectif de prévention du risque inondation (diminuer la formation d’embâcles) et à un objectif de restauration d’un écosystème naturellement présent en bord de rivière, sans espèces invasives, lequel couvre un certain nombre de fonctions : épuration des eaux, régulation de la crue, stabilité des berges, ombrage et qualité de l’eau, biodiversité, paysage.
  • la gestion des eaux pluviales qui peuvent être source de pollution importante pour la rivière qui les reçoit. En cas de crue, les systèmes de gestion des eaux pluviales doivent à la fois permettre de donner une réponse satisfaisante sur les quantités (prise en charge d’importants volumes en limitant les débordements) et sur la qualité (interception des premières eaux pluviales les plus chargées en polluant et traitement en station d’épuration avant retour à la rivière).

Aménager nos ouvrages pour les rendre franchissables

Comme nous l’avons vu dans l’onglet « Rétablir les continuités », une centaine d'ouvrages entravent plus ou moins fortement la circulation des sédiments et des poissons avec comme conséquence un appauvrissement de la qualité des milieux (diversité) et un déséquilibre du fonctionnement des cours d'eau (incision, érosions localisés, perte de capacité à autoépurer l’eau, etc.)

Face à ce constat, les propriétaires des infrastructures de franchissement du cours d’eau sont appelés à réaliser un diagnostic de leur ouvrage vis-à-vis de la continuité écologique et à réaliser les travaux s’ils se révèlent nécessaires pour permettre les circulations, d’autant plus sur les secteurs du bassin versant où les enjeux morphologiques (incision) et biologiques (existence d’habitats propices à la vie et reproduction) sont importants.

Quelles actions réalisées et à venir ?

Aménagement de prises d'eau hydroélectriques

La Société Hydroélectrique du Midi (SHEM) propriétaire de plusieurs prises d’eau sur la Têt en amont du barrage de Vinça a réalisé les aménagements nécessaires à la montaison et/ou dévalaison des truites sur 3 prises d’eau présentes sur des cours d’eau classés liste 2. D’autres travaux sont à venir d’ici 2022 sur 4 autres ouvrages : les prises d’eau de la Carança, Thuès-Fontpédrouse, Paillat et Thuès-Olette.

Aménagement du seuil de Millas

La Direction Interdépartementale des routes du Sud Ouest (DIRSO) a effectué en juillet 2018 les travaux d’aménagement de deux rampes à anguilles sur le seuil de Millas. Ces travaux seront en partie repris à l’été 2019 pour une meilleure fonctionnalité de ces aménagements.

Deux aménagements dans Perpignan

La communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) a réalisé les études avant-projet pour rétablir la continuité piscicole sur 2 ouvrages présents dans Perpignan : le passage à gué du palais des expositions et le radier du Pont Joffre. Les travaux interviendront d’ici 2022.

Aménagement du passage à gué de Pézilla-la-Rivière

Le Conseil départemental des Pyrénées Orientales étudie actuellement les possibilités d’abaisser le radier du passage à gué de Pézilla-Saint Feliu pour le passage des poissons. Les travaux devraient être réalisés à l’été 2020.

D'autres aménagements à venir

D’autres projets émergeront probablement sur la durée du contrat. Les propriétaires d’ouvrage ayant un impact sur la continuité piscicole ont en effet tout intérêt à anticiper une future obligation de réaliser les aménagements (révision du classement des ouvrages de franchissement en Liste 2) pour disposer d’un appui des partenaires financiers.

  • Aménagement de prises d'eau hydroélectriques

    La Société Hydroélectrique du Midi (SHEM) propriétaire de plusieurs prises d’eau sur la Têt en amont du barrage de Vinça a réalisé les aménagements nécessaires à la montaison et/ou dévalaison des truites sur 3 prises d’eau présentes sur des cours d’eau classés liste 2. D’autres travaux sont à venir d’ici 2022 sur 4 autres ouvrages : les prises d’eau de la Carança, Thuès-Fontpédrouse, Paillat et Thuès-Olette.

  • Aménagement du seuil de Millas

    La Direction Interdépartementale des routes du Sud Ouest (DIRSO) a effectué en juillet 2018 les travaux d’aménagement de deux rampes à anguilles sur le seuil de Millas. Ces travaux seront en partie repris à l’été 2019 pour une meilleure fonctionnalité de ces aménagements.

  • Deux aménagements dans Perpignan

    La communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) a réalisé les études avant-projet pour rétablir la continuité piscicole sur 2 ouvrages présents dans Perpignan : le passage à gué du palais des expositions et le radier du Pont Joffre. Les travaux interviendront d’ici 2022.

  • Aménagement du passage à gué de Pézilla-la-Rivière

    Le Conseil départemental des Pyrénées Orientales étudie actuellement les possibilités d’abaisser le radier du passage à gué de Pézilla-Saint Feliu pour le passage des poissons. Les travaux devraient être réalisés à l’été 2020.

  • D'autres aménagements à venir

    D’autres projets émergeront probablement sur la durée du contrat. Les propriétaires d’ouvrage ayant un impact sur la continuité piscicole ont en effet tout intérêt à anticiper une future obligation de réaliser les aménagements (révision du classement des ouvrages de franchissement en Liste 2) pour disposer d’un appui des partenaires financiers.

Retrouver un transport solide équilibré

Entre Néfiach et l’autoroute A9 la Têt est en situation de déséquilibre sur plusieurs tronçons : le lit est incisé suite à la disparition du matelas alluvial (revoir à ce sujet l’onglet consacré au transport solide). Les conséquences sont multiples : chenalisation de la rivière, perte de réserves en eau, risques de dégradation de la ressource en eau (AEP), perte de biodiversité, risque accru de déstabilisation des ouvrages construits en travers ou le long du cours d’eau (digues, seuils, ponts), disparition des forêts alluviales, diminution de capacité auto-épuratrice du cours d’eau, réchauffement des eaux, etc. Ce sont de sérieuses menaces pour l’activité socio-économique du territoire.

Stopper le phénomène d’incision consiste à activer une série de leviers :

  • améliorer les connaissances sur le transport solide de la Têt
  • suivre l’évolution de l’incision (mesures topographiques) et déterminer par des études la pente qui permettrait de revenir à une situation d’équilibre sédimentaire
  • étudier les scénarios qui permettraient de recréer un matelas alluvial durable, notamment en analysant les possibilités d’élargir le lit, de stabiliser le fond du lit, de recharger en matériaux présents sur les berges actuelles.
  • adapter au cas par cas les pratiques d’entretien de la végétation ligneuse
  • étudier la possibilité de reconstituer des crues moyennes morphogènes

 

Quelles actions réalisées et à venir ?

Le Conseil départemental des Pyrénées Orientales a expérimenté en 2014 la réinjection de matériaux en aval du barrage de Vinça suite à une étude sur l’impact du barrage sur le transit sédimentaire. Cette opération étant positive pour le fonctionnement du fleuve, elle a été renouvelée dans le cadre d’un programme pluriannuel 2017-2020 et va faire l’objet d’un suivi pour mieux en évaluer ses effets.

Le SMTBV réalise un suivi de la topographie du lit de la Têt aval (notamment du secteur incisé). Il acquiert régulièrement (tous les 3 ans, à tous les 6 ans selon les secteurs) de nouvelles données pour mieux comprendre la dynamique sédimentaire et qualifier l’évolution du lit sur des tronçons homogènes (enfoncement ou exhaussement). Ce suivi a vocation à alimenter les études préalables à la restauration de la rivière, projet également porté par le SMTBV.

Le SMTBV a démarré fin 2018 les études pour la restauration du lit de la Têt sur le linéaire où l’incision est globalement la plus marquée : de Saint Feliu d’Avall à Perpignan. L’objectif est d’étudier plusieurs options d’aménagement (élargissement du lit, reméandrage, recharge en matériaux) en composant avec les différents enjeux du fleuve (risque inondation, projets d’urbanisme et d’infrastructures, activité agricole), puis de réaliser des travaux sur un site pilote.

Préserver, restaurer et valoriser nos milieux naturels

Le bassin versant présente :

  • un déficit d'entretien des berges et du lit (amont du bassin versant) ou des pratiques non coordonnées et pas toujours adaptées aux enjeux en présence (aval du bassin versant) alors même que la gestion de la végétation sur les berges et bancs de la Têt concentre des enjeux hydrauliques, hydromorphologiques et écologiques.
  • des espèces invasives en développement qui menacent l’équilibre écologique des milieux naturellement en place
  • de nombreuses zones humides dont l’approche de gestion mérite d’intégrer l’ensemble des fonctions qu'elles assurent et les services qui en découlent pour notre communauté

Quelles actions réalisées et à venir ?

Concernant la gestion de la végétation des berges et des bancs

Les études menées successivement par le Syndicat en 2010, 2014 et 2016 ont mis en évidence la nécessité d’une approche globale sur ce sujet. Le travail que va porter le SMTBV ces prochaines années, en partenariat avec les Services de l’État, est de mettre de la cohérence entre les interventions réalisées par les ASCO (association de riverains propriétaires), celles auparavant réalisées par les collectivités alors compétentes et l’absence d’intervention sur certains secteurs. Cela consiste à mettre en musique un programme de restauration et d’entretien de la végétation établi depuis 2014.

Les espèces végétales invasives sont un aspect clé de ce plan de gestion

Les marchés de travaux formuleront des consignes très précises quant aux méthodes d’élimination.

Des chantiers, menés notamment par le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes (PNR PC), sont déjà organisés périodiquement (dernier chantier : élimination du Buddleia sur la Rotja par le PNR PC à l’automne 2018). Ces chantiers d’élimination se poursuivront dès lors qu’ils sont couplés à la restauration d’un périmètre ou qu’ils permettent d’endiguer la propagation d’espèces encore à un stade de développement limité (ratio coût-avantage positif).

Deux actions complèteront ces opérations de terrain : la mise en place d’un suivi des invasives pour surveiller les évolutions et pallier à de nouvelles invasions éventuelles, l’information des publics et la formation technique locale pour la reconnaissance et la lutte citoyennes.

A propos des zones humides

Le Parc Naturel des Pyrénées Catalanes a finalisé en mars 2018 un programme d’action concerté sur les zones humides du site classé des Bouillouses à partir d’un diagnostic écologique, socio-économique et hydrologique. Une centaine d’actions sont prévues sur 5 ans et visent la protection et la restauration des zones humides, le soutien d’un pastoralisme durable, la structuration et le développement d’un tourisme cohérent avec les enjeux environnementaux du territoire.

Le SMTBV souhaite développer une stratégie globale de gestion des zones humides du bassin versant pour améliorer les connaissances et prioriser les actions sur les zones humides les plus structurantes vis-à-vis de l’équilibre fonctionnel du bassin versant et des services rendus.

Enfin l’estuaire du Bourdigou, complexe humide particulier, propriété du Conservatoire du littoral, fera l’objet d’un nouveau programme d’action à partir d’une étude du fonctionnement de ce milieu sous différents angles (hydrologique, écologique, hydraulique). Ce travail sera réalisé par le gestionnaire de ce milieu.

Améliorer la qualité de l'eau de nos rivières

La qualité des eaux des rivières du bassin de la Têt est globalement bonne. Nous observons néanmoins des dégradations locales ou temporelles (en lien avec les variations du débit) :

  • Malgré les gros efforts des collectivités portés sur les stations d’épuration du bassin versant au cours de ces dernières années, les rapports des suivis de la qualité des eaux font encore état, tout au moins localement et pour des périodes critiques (pluies importantes entrainant des surverses, étiage), de pollutions d'origine anthropique et impactant le milieu.
  • Le ruissellement urbain et agricole est également à l’origine d’une pollution chronique des cours d’eau en matières organiques.

Par ailleurs, la concentration en phytosanitaires mesurée dans la Têt est en augmentation depuis 1997 et une pollution en PCB est observée sur la Basse depuis 2009. Enfin le problème des macro-déchets (matériaux plastiques, décharges sauvages etc.) en rivière est croissant.

Ces problématiques sont explicitées dans l’onglet « améliorer la qualité de l’eau ». Les solutions générales à apporter y sont également énumérées.

Quelles actions réalisées et à venir ?

Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

A Prunet et Belpuig (49 habitants), la commune démarre en 2019 la construction de deux stations à filtres plantés de roseaux - au hameau Trinité et au village -.

Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

La commune de Nohèdes (64 habitants) projette de construire un système collectif d'assainissement des eaux usées de type filtre planté de roseaux. La configuration communale (topographie, forme de l'habitat...) complique la faisabilité du projet.

Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

Sur la commune de Boule d'Amont (55 habitants), la municipalité démarre en 2019 les travaux de construction d'un système de traitement des eaux usées par un système de filtres plantés de roseaux.

Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

La commune de Souanyas (40 habitants) finalise son schéma d'assainissement. Deux stations à filtres plantés de roseaux devraient être construites par la suite par la municipalité pour traiter les eaux du village et du hameau de Marians.

Programmation de travaux sur réseaux

Le SIVOM des deux Corbère a finalisé son schéma d'assainissement en 2018. Une nouvelle programmation de travaux sur les réseaux est donc imminente. Les dernières opérations concernent :

  • les réseaux d'eaux usées et d'eaux pluviales rue de l'école à Corbère. Les canalisations vieillissantes ont été remplacées, les branchements également. Cette opération été couplée avec la reprise de la voirie
  • même opération sur les réseaux d'eaux usées et d'alimentation en eau potable rues Joffre, Lyautey et Foch à Corbère-les-Cabanes

Remplacement d'un système d'assainissement

A Fillols (183 habitants), la commune a entrepris des travaux de renouvellement du système d'assainissement (réseaux + stations) début 2019.

Construction d'un système de traitement

A Trévillach, le SIVU du Conflent va réaliser courant 2019 les travaux de construction d'une nouvelle station de traitement des eaux usées par filtres plantés de roseaux. Les travaux comprennent la mise en place des réseaux de transfert des eaux de l'ancienne station à la nouvelle.

Réhabilitation du système de traitement

A Marquixanes, le SIVU du Conflent réalise en 2018 une étude de faisabilité sur la réhabilitation de la station d'épuration.

Amélioration du traitement

A Prades, le SIVU du Conflent réalise en 2018 les travaux pour la mise en place d'un complément de traitement des eaux usées sur la station d'épuration existante. Il s'agit de mieux éliminer le phosphore pour réduire son rejet dans la Têt.

Programmation de travaux

Le SIVU du Conflent a réalisé une étude-diagnostic des réseaux sur plusieurs communes. Il s'agit désormais de mettre en oeuvre les travaux par ordre de priorité.

Plusieurs projets ont été réalisés ces dernières années par le SIVU du Conflent (réhabilitation des réseaux d'eaux usées à Los Masos et à Molitg-les-Bains, amélioration du traitement des boues à Molitg-les-bains). Tous les projets ne sont pas représentés ici. Seuls ceux d'actualité et inscrits dans le contrat de rivière sont repris sur ce schéma.

Amélioration d'un système de traitement

Les élus du SIVOM du Cady réfléchissent actuellement aux scénarios d'amélioration du traitement des eaux usées de Corneilla de Conflent.

Diagnostic pour programmation pluriannuelle de travaux

Le SIVOM de la vallée du Cady finalise en 2019 une nouvelle phase d'études pour identifier les points noirs restants du système d'assainissement et prioriser les travaux (ces études constituent ce qu'on appelle un schéma directeur d'assainissement. Il a pour objectif d'orienter les investissements).

Plusieurs actions vont émerger de ces études :

  • une action pour diminuer les arrivées d'eaux claires parasites (notamment via les termes) dans le système d'assainissement
  • une programmation de travaux de réhabilitation sur les réseaux

Programmation de travaux sur les réseaux

La Communauté urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole poursuit la mise en oeuvre de sa programmation de travaux sur les réseaux des communes de son périmètre. En 2018, ce sont plus de 3 000 mètres de linéaire de réseaux fuyards qui ont été réhabilités.

Révision du Schéma Directeur d'Assainissement

La communauté urbaine finalise en 2018 la révision du Schéma Directeur d'Assainissement de la ville de Baho. Ces études du système d'assainissement de la commune permettent d'identifier les points noirs et de programmer les travaux pour les résoudre.

Travaux de reconstruction de la station de traitement

La communauté urbaine termine début 2019 les travaux de reconstruction de la STEP de Calce.

Ajout d'un traitement complémentaire

Depuis septembre 2018, la communauté urbaine réalise les travaux pour compléter le traitement des eaux usées par la station de Perpignan. Il s'agit d'aller plus loin dans l'élimination du phosphore et des boues et ainsi d'améliorer la qualité du rejet de la station dans la Têt.

Pollution en PCB

Les services de l’État ont mené une nouvelle campagne de mesures à différents points du bassin versant de la Basse à l’été 2017 qui a permis de circonscrire la source de la pollution en PCB.

Les travaux de purge sont intervenus à l’automne 2018 et font l’objet d’un suivi.

Lutte contre les macrodéchets

Depuis quelques années, le Parc Naturel Marin du Golfe du Lion cherche à mieux quantifier le déplacement fleuve-mer par des suivis au niveau des plages à l’embouchure et sur la partie terminale du fleuve.

Le groupe de travail sur les macro-déchets conforte en 2018 une stratégie d’actions axée sur la sensibilisation et la communication auprès du tout public et couplée à des visites de terrains voire des opérations de nettoyage.

Réduction des phytosanitaires

  • la démarche « Zéro Phyto » engagée par les communes sur leurs espaces publics va se poursuivre au niveau des collectivités, avec notamment comme moteur l’application de la loi Labbé
  • le Conseil départemental a lancé un appel à projet pour la mise aux normes des aires de remplissage communales des pulvérisateurs et ainsi éviter les pollutions accidentelles du milieu ou de la ressource. 25 aires sont concernées sur la Têt.
  • la Chambre d’agriculture a réalisé en 2017-2018 un diagnostic des pratiques agricoles auprès de 50 exploitants et 20 organisations de producteurs. Il a permis de mieux comprendre les freins et leviers aux changements de pratiques et va donner lieu à des préconisations techniques. La chambre d’agriculture accompagne les organisations de producteurs volontaires dans leurs projets agri environnementaux.
  • Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

    A Prunet et Belpuig (49 habitants), la commune démarre en 2019 la construction de deux stations à filtres plantés de roseaux - au hameau Trinité et au village -.

  • Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

    La commune de Nohèdes (64 habitants) projette de construire un système collectif d'assainissement des eaux usées de type filtre planté de roseaux. La configuration communale (topographie, forme de l'habitat...) complique la faisabilité du projet.

  • Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

    Sur la commune de Boule d'Amont (55 habitants), la municipalité démarre en 2019 les travaux de construction d'un système de traitement des eaux usées par un système de filtres plantés de roseaux.

  • Mise en place d'un assainissement sur une petite commune

    La commune de Souanyas (40 habitants) finalise son schéma d'assainissement. Deux stations à filtres plantés de roseaux devraient être construites par la suite par la municipalité pour traiter les eaux du village et du hameau de Marians.

  • Programmation de travaux sur réseaux

    Le SIVOM des deux Corbère a finalisé son schéma d'assainissement en 2018. Une nouvelle programmation de travaux sur les réseaux est donc imminente. Les dernières opérations concernent :

    • les réseaux d'eaux usées et d'eaux pluviales rue de l'école à Corbère. Les canalisations vieillissantes ont été remplacées, les branchements également. Cette opération été couplée avec la reprise de la voirie
    • même opération sur les réseaux d'eaux usées et d'alimentation en eau potable rues Joffre, Lyautey et Foch à Corbère-les-Cabanes
  • Remplacement d'un système d'assainissement

    A Fillols (183 habitants), la commune a entrepris des travaux de renouvellement du système d'assainissement (réseaux + stations) début 2019.

  • Construction d'un système de traitement

    A Trévillach, le SIVU du Conflent va réaliser courant 2019 les travaux de construction d'une nouvelle station de traitement des eaux usées par filtres plantés de roseaux. Les travaux comprennent la mise en place des réseaux de transfert des eaux de l'ancienne station à la nouvelle.

  • Réhabilitation du système de traitement

    A Marquixanes, le SIVU du Conflent réalise en 2018 une étude de faisabilité sur la réhabilitation de la station d'épuration.

  • Amélioration du traitement

    A Prades, le SIVU du Conflent réalise en 2018 les travaux pour la mise en place d'un complément de traitement des eaux usées sur la station d'épuration existante. Il s'agit de mieux éliminer le phosphore pour réduire son rejet dans la Têt.

  • Programmation de travaux

    Le SIVU du Conflent a réalisé une étude-diagnostic des réseaux sur plusieurs communes. Il s'agit désormais de mettre en oeuvre les travaux par ordre de priorité.

    Plusieurs projets ont été réalisés ces dernières années par le SIVU du Conflent (réhabilitation des réseaux d'eaux usées à Los Masos et à Molitg-les-Bains, amélioration du traitement des boues à Molitg-les-bains). Tous les projets ne sont pas représentés ici. Seuls ceux d'actualité et inscrits dans le contrat de rivière sont repris sur ce schéma.

  • Amélioration d'un système de traitement

    Les élus du SIVOM du Cady réfléchissent actuellement aux scénarios d'amélioration du traitement des eaux usées de Corneilla de Conflent.

  • Diagnostic pour programmation pluriannuelle de travaux

    Le SIVOM de la vallée du Cady finalise en 2019 une nouvelle phase d'études pour identifier les points noirs restants du système d'assainissement et prioriser les travaux (ces études constituent ce qu'on appelle un schéma directeur d'assainissement. Il a pour objectif d'orienter les investissements).

    Plusieurs actions vont émerger de ces études :

    • une action pour diminuer les arrivées d'eaux claires parasites (notamment via les termes) dans le système d'assainissement
    • une programmation de travaux de réhabilitation sur les réseaux
  • Programmation de travaux sur les réseaux

    La Communauté urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole poursuit la mise en oeuvre de sa programmation de travaux sur les réseaux des communes de son périmètre. En 2018, ce sont plus de 3 000 mètres de linéaire de réseaux fuyards qui ont été réhabilités.

  • Révision du Schéma Directeur d'Assainissement

    La communauté urbaine finalise en 2018 la révision du Schéma Directeur d'Assainissement de la ville de Baho. Ces études du système d'assainissement de la commune permettent d'identifier les points noirs et de programmer les travaux pour les résoudre.

  • Travaux de reconstruction de la station de traitement

    La communauté urbaine termine début 2019 les travaux de reconstruction de la STEP de Calce.

  • Ajout d'un traitement complémentaire

    Depuis septembre 2018, la communauté urbaine réalise les travaux pour compléter le traitement des eaux usées par la station de Perpignan. Il s'agit d'aller plus loin dans l'élimination du phosphore et des boues et ainsi d'améliorer la qualité du rejet de la station dans la Têt.

  • Pollution en PCB

    Les services de l’État ont mené une nouvelle campagne de mesures à différents points du bassin versant de la Basse à l’été 2017 qui a permis de circonscrire la source de la pollution en PCB.

    Les travaux de purge sont intervenus à l’automne 2018 et font l’objet d’un suivi.

  • Lutte contre les macrodéchets

    Depuis quelques années, le Parc Naturel Marin du Golfe du Lion cherche à mieux quantifier le déplacement fleuve-mer par des suivis au niveau des plages à l’embouchure et sur la partie terminale du fleuve.

    Le groupe de travail sur les macro-déchets conforte en 2018 une stratégie d’actions axée sur la sensibilisation et la communication auprès du tout public et couplée à des visites de terrains voire des opérations de nettoyage.

  • Réduction des phytosanitaires

    • la démarche « Zéro Phyto » engagée par les communes sur leurs espaces publics va se poursuivre au niveau des collectivités, avec notamment comme moteur l’application de la loi Labbé
    • le Conseil départemental a lancé un appel à projet pour la mise aux normes des aires de remplissage communales des pulvérisateurs et ainsi éviter les pollutions accidentelles du milieu ou de la ressource. 25 aires sont concernées sur la Têt.
    • la Chambre d’agriculture a réalisé en 2017-2018 un diagnostic des pratiques agricoles auprès de 50 exploitants et 20 organisations de producteurs. Il a permis de mieux comprendre les freins et leviers aux changements de pratiques et va donner lieu à des préconisations techniques. La chambre d’agriculture accompagne les organisations de producteurs volontaires dans leurs projets agri environnementaux.

Garantir une ressource suffisante pour le milieu et les usages

Pour toute information à ce sujet, allez explorer la rubrique « partager notre ressource ».

Développer une nouvelle culture de l'eau

Quels constats ?

De nombreux acteurs de l’aménagement et de l’eau interviennent sur le bassin versant de la Têt avec des approches et des logiques de fonctionnement différentes.

Bien que le syndicat de bassin soit encore jeune, son rôle de fédérateur et d’appui technique et stratégique est reconnu. Les dynamiques lancées sur le bassin versant (PAPI, contrat de rivière, PGRE) prennent de l’ampleur et impliquent une charge de travail croissante pour la structure.

Certains tronçons de cours d’eau sont orphelins de maîtrise d’ouvrage pour la gestion des milieux aquatiques depuis de nombreuses années. Sur les autres secteurs, les interventions se font en silo, sans vision globale et intégrée du fonctionnement du cours d’eau.

La réforme territoriale (lois NoTRE et MAPTAM et les décrets qui en découlent) impose une réorganisation des compétences locales sur l’eau et les milieux aquatiques à différents horizons.

La Têt est encore perçue relativement négativement par ses acteurs et ses habitants. Il y a globalement une méconnaissance du fonctionnement du fleuve et des services qui sont rendus.

 

Quelles actions réalisées et à venir ?

Gagner en cohérence sur le grand cycle de l'eau...

Le syndicat de la Têt a terminé l’étude pour une stratégie d’organisation des compétences locales de l’eau démarrée en 2016. Dans ce cadre, les élus des communautés de communes et communauté urbaine du bassin versant, collectivités fléchées dans les textes juridiques pour exercer la compétence Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations au 1er janvier 2019, ont convenu de transférer cette compétence au syndicat de bassin. Cette décision a impliqué de procéder à la fusion des 3 syndicats existants (Syndicat Mixte d’Assainissement entre la Têt et l’Agly, Syndicat Mixte de la Basse et du Castelnou, Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Têt) en un syndicat unique de bassin : le Syndicat Mixte de la Têt Bassin Versant (SMTBV).

Le Préfet a entériné cette nouvelle organisation par approbation des statuts du SMTBV.

Le SMTBV est donc constitué depuis le 1er janvier 2019. La première réunion du comité syndical le 24 janvier a permis de poser les premières bases de cette nouvelle structuration. Le SMTBV est renforcé en termes de compétences et d’équipe. Progressivement et à partir d’études en cours, le syndicat va définir une programmation pluriannuelle d’intervention.

... et sur le petit cycle de l'eau

La loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) du 7 août 2015 prévoit un transfert obligatoire des compétences « eau et assainissement » des communes aux communautés de communes et communauté urbaine au 1er janvier 2020. Présenté fin 2017, le projet de loi Ferrant a ouvert la possibilité de différer ce transfert au 1er janvier 2026 en faisant jouer une minorité de blocage avant le 1er juillet 2019.  Dans ce contexte les communautés de communes Roussillon Conflent, Conflent Canigo, Pyrénées Catalanes sont dans l’attente de connaitre la position des élus pour lancer une étude pour la préparation et la mise en œuvre du transfert.

Différentes caractéristiques du territoire (topographie, configuration du réseau, gestion du service, prix de l'eau etc.) posent la question du bénéfice pour les communes à mutualiser les services eau et assainissement à l'échelon intercommunal.

Porter un nouveau regard sur la rivière

Les actions de sensibilisation et de communication sur le fonctionnement des milieux aquatiques ont été réalisées ces deux dernières années dans le cadre des journées PAPI (pour en savoir plus sur ces journées c’est ici).

En juin 2017 puis en juin 2018, les scolaires et le grand public ont (re)découvert la Têt et ses problématiques (inondation, ruissellement, manque d’eau en été, patrimoine naturel, etc.) par des ateliers et des expositions.

Par ailleurs, depuis mai 2018, le SMTBV publie une newsletter trimestrielle pour informer tous les publics de l’actualité des projets sur le bassin versant.

Le SMTBV construit actuellement un programme de communication pour les 3 prochaines années. Des nouveaux outils (vidéos notamment) et formats de sensibilisation des scolaires devraient voir leur apparition pour donner envie aux jeunes et moins jeunes de comprendre le fonctionnement de nos rivières et zones humides et d’œuvrer pour les maintenir en bon état.